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02 février 2011

Blondinette en détresse, aidez-là !

Cindy, services sociaux, pétitionUne petite blonde de 5 ans est en détresse suite à une décision révoltante des services sociaux. Elle s'appelle Cindy, vous en avez peut-être entendu parler. 

Merci de vous mobiliser en :

- Adhérant à la page "Pour le bonheur de Cindy" sur Facebook...

- En signant la pétition sur le lien suivant : http://www.mesopinions.com/Pour-le-Bonheur-de-Cindy-petit....

- En participant à la Marche Rose qui aura lieu à Toulouse le mercredi 9 février entre 12H et 14H, du Capitole au Conseil Régional, sur les quais de Garonne. (Pensez à avertir la famille de votre présence, leur emai est sur la page facebook)

- Enfin, L'association "Enfance Majuscule" se joint à la famille et recueille actuellement des témoignages d'enfants ainsi que de familles d'accueil ayant connu la même situation. Si vous souhaitez étoffer le dossier de votre propre expérience, vous pouvez contacter l'assocation sur ce lien : 

 Pour en savoir +, voir l'Article et écoutez les interviews sur le site d'RTL : http://www.rtl.fr/actualites/article/cindy-5-ans-retiree-...

Lien intéressant trouvé ce jour : point de vue du juge pour enfants de Bobigny Jean-Pierre Rosenczveig  http://www.sudouest.fr/2011/02/08/un-juge-pour-enfants-se...

Commentaires

Vous ne connaissez rien du dossier, seulement ce qu'en dit la famille d'accueil, qui d'ailleurs devrait être désignée comme "assistants familiaux", c'est le terme légal. On a confié cet enfant à ces gens temporairement, et ils sont rémunérés pour l'accueillir. On n'est absolument pas dans le cadre d'une adoption. Savez vous que cette enfant a une famille biologique, et n'est absolument pas abandonnée? Pensez vous sérieusement que la décision des services sociaux ait été prise comme ça, à la va-vite, sans réflexion et sans qu'aucun problème n'ait vu le jour au sein du milieu d'accueil? C'est mal connaître le fonctionnement de l'ASE. Quand au secret professionnel, ce n'est pas un prétexte pour protéger les travailleurs sociaux mais bel et bien une garantie pour l'enfant. Je ne pense pas que ses parents biologiques ni les assistants familiaux d'ailleurs ne souhaitent voir déballés en place publique les multiples rapports de psychologues ou travailleurs sociaux qui remplissent en général ce type de dossiers.
Alors merci de ne pas colporter la moindre information sans vous renseigner. Cela nuit à la qualité de votre blog, par ailleurs excellente.

Écrit par : balthardluc | 02 février 2011

Oui, c'est vrai, je n'ai effectivement eu qu'un seul son de cloche, mais j'ai fait la démarche de tenter de me renseigner auprès des différents responsables qui ont pris soin de ne pas répondre au téléphone de la journée, ainsi qu'auprès du conseil général qui n'a rien voulu dire non plus. J'estime donc que sans effort de leur part, je vais dans le sens de ce qui me semble être "le sens commun" et tant pis si pour une fois, je ne suis pas aussi objective que sur mes autres articles.

Écrit par : la blonde ecolo | 02 février 2011

D'autre part, je trouve que la famille d'accueil a, par contre, une attitude assez transparente, dans le sens où elle n'a jamais caché ni être rémunérée, ni n'être qu'une famille d'accueil et non pas une famille adoptive. Ils tiennent d'ailleurs un discours très clair quant au fait qu'ils accepteraient la décision de l'ASE si c'était pour un retour dans la famille biologique. Désolée, mais vos arguments sont moins forts que les leurs. Je ne crois pas un instant que la décision de l'ASE ait été prise comme ça, mais je crois aussi qu'ils ne mesurent pas le 2e traumatisme qu'ils font subir à cette enfant. Je suis peut-être dans l'erreur, mais en ébruitant l'affaire, je peux au moins espérer que son cas soit à nouveau étudié, peut-être par des personnes de l'extérieur et qui pourraient être plus objectives.

Écrit par : la blonde ecolo | 02 février 2011

Je pense au contraire qu'ils mesurent très bien le traumatisme qu'est en train de subir l'enfant, qu'ils ont pris le temps de l'évaluer et de le peser. Ce type de décision ne se prend jamais à la légère, se discute en équipe, et s'opère la plupart du temps après consultation et accord des parents biologiques, qui restent investis de l'autorité parentale.
Quand à la non réponse des services sociaux à vos appels, je la conçois fort bien, quand on s'aperçoit que des gens bien intentionnés ont divulgué leur nom et coordonnées personnelles sur internet. Le standard du Conseil Général en question doit avoir explosé si j'en juge du nombre de gens se vantant de l'avoir appelé, et je pense que les travailleurs sociaux ont mieux à faire que de passer leur journée à répondre à des gens qui les insultent. Je pense qu'il vaut mieux qu'ils passent leur temps à s'occuper des autres enfants dont ils ont la charge, des personnes âgées ou handicapées qui en ont beoin, ou de tout autre usager du service public.
il est toujours déplorable qu'une institution ait des difficultés à communiquer sur ses décisions, mais c'est un métier et avouez que dans le cas précis la balance est déséquilibrée puisque les services sociaux ne peuvent pas tous nous dire, dans la mesure où ils sont astreints au secret professionnel. Je pense qu'il ne serait sain ni pour Cindy, ni pour ses parents biologiques ni d'ailleurs pour la famille d'accueil que l'ensemble des pièces du dossier, les rapports des psychologues et des juges soient livrés en place publique.

Écrit par : balthardluc | 03 février 2011

Mais je ne demande qu'à vous croire et à être convaincue qu'effectivement ils ont pris une bonne décision pour elle. L'avenir de cette affaire nous le dira. à suivre donc.

Écrit par : la blonde ecolo | 03 février 2011

je tiens juste a dire si les services sociaux avaient penser a l'enfant expliquez moi balthardluc pourquoi il leur ont enlever marcredi la petite alors qu'au debut pour le bien etre de l'enfant comme il disent elle devait avoir 2 mois d'adaptation avec sa nouvelle famille d'acceuil et qu'ils ont preferer faire subir un traumatisme a l'enfant sans meme la prevenir et sans memme que sa famille d'acceul actuelle puisse lui expliquais et lui dire aurevoir surper la psychologie de la dass et je pense que vous n'avez jamais rencontrer de votre vie des travailleur sociaux si ont peut les appelé comme sa car si vous les aviez vu a l'oeuvre vos propos serais peut etre autrement
cordialemen

Écrit par : nathalie | 04 février 2011

Nathalie, je pense qu'au contraire Balthardluc a cette opinion parce qu'il ou elle est assez proche des services sociaux. Pour avoir cette opinion, je pense qu'il faut être de l'autre côté du miroir. La façon dont cela s'est passé mercredi matin (si c'est bien la vérité) est intolérable, mais seul un juge connaissant parfaitement le dossier pourra dire si le retrait de la famille d'accueil était nécessaire ou pas. Personnellement, j'espère que ça ira jusqu'au procès, car il n'y que ça qui pourra calmer les esprits.

Écrit par : la blonde ecolo | 04 février 2011

Un retrait progressif semblait en effet envisagé au départ. or, d'après ce qu'expliquait le Président du Conseil Général du Gers, c'est la médiatisation de l'affaire et les menaces formulées par la famille d'accueil d'organiser un comité de soutien pour s'opposer au retrait de l'enfant qui a précipité les choses. ne pensez vous pas que le traumatisme infligé à la gamine aurait été encore plus important avec des gens qui se battent autour d'elle, certains pour la prendre, d'autres pour la retenir?

Écrit par : balthardluc | 05 février 2011

Je ne suis pas en mesure de dire ce qui aurait été le plus traumatisant, ça aurait certainement été terrible pour l'enfant d'assister à une telle scène, mais dans tous les cas, ça aurait pu être évité. En tant que Maman et en tant que diplômée du BAFA spécialisation "Psychologie de l'enfant"(ce n'est pas grand chose face à un diplôme de psy, j'admets) et avec une vingtaine d'années d'expérience professionnelle avec des enfants, mon bon sens me dicte qu'emmener une petite de 5 ans loin du couple qui l'a élevée depuis sa naissance sans qu'elle soit prévenue et sans qu'elle ait la possibilité de prendre son doudou, ses affaires et de leur dire Au Revoir, est monstrueux. D'autre part, s'il est compréhensible et logique que l'ASE cherche à préserver le lien avec ses parents biologiques par respect pour eux - parce qu'après tout, malgré leurs défauts, maladies ou incapacité à être parents, ils restent des êtres humains, et ils ont conçu l'enfant - il est incompréhensible pour moi et pour bon nombre de français qu'un enfant ne puisse pas pour autant être élevé au sein d'une famille d'accueil où il y aurait de l'amour. C'est un risque qu'on prend dès le départ. Quand on place un enfant, les rapports peuvent être affectueux sans plus, mais le + si affinités peut aussi naître. Les sentiments ne se contrôlent pas et parfois des liens d'amour se créent entre l'enfant et la famille aux dépens des parents biologiques. Néanmoins, d'après moi, c'est un risque, et ce n'est certainement pas à l'enfant de trinquer une 2e fois. Je savais depuis très longtemps que les services sociaux ne permettaient pas aux enfants de trop s'attacher aux familles et qu'ils agissent très souvent ainsi. Mais en lisant cette semaine les témoignages de familles et d'enfants qui ont été dans cette situation, je suis encore plus convaincue qu'il serait bon qu'on réfléchisse sérieusement à cette question, et le cas de la petite Cindy risque bien d'en être le déclencheur. Dans un contexte comme celui d'aujourd'hui, où l'humain passe après l'argent et où la dernière valeur qu'il nous reste est l'amour, vous ne pouvez espérer que l'on adhère à une telle décision, ou alors il faudrait nous prouver que la famille d'accueil était néfaste sur d'autres points (maltraitance par ex, ce dont je doute...). Il était grand temps à mon avis, qu'une famille se permette de remettre en cause ce type de décision. Mes meilleurs amis dont l'enfant est autiste s'est également permise d'aller à l'encontre du système et a réussi à faire bouger les choses dans ce pays. (un documentaire passera d'ailleurs sur France 5 le 29 mars à 21h). Quel succès ! leur petit bout de chou est en CM1 et a une vie quasi normale. ça n'a pas fait plaisir aux psy ni aux institutions, mais quel progrès pour lui et pour tous les autres autistes qui peuvent enfin espérer avoir un avenir.Bref, tout ça pour dire que tout ce que je souhaite c'est qu'un vrai débat soit ouvert à ce niveau, qu'un juge ait la possibilité de se pencher sur le dossier et si c'est pour qu'à la fin, l'ASE ait gain de cause et qu'on me prouve qu'ils ont eu raison, j'en serai ravie pour l'enfant, car au moins je saurai qu'elle est heureuse là où elle est, quelque soient les circonstances. Cordialement.

Écrit par : la blonde ecolo | 05 février 2011

I think the color does not play a great role in education!!!!Read process essay and you will know that!

Écrit par : process essay | 06 février 2011

Merci d'en avoir parlé. Ce kidnapping (pas même le doudou, c'est fou!) est indéfendable et intolérable. Alors si le fond (secret), ressemble à la forme (il n'y a pas de raison!), bien sur qu'il faut se battre même si c'est la loi, le droit, qu'il y a un contrat (loger, nourrir, blanchir?)

Lucbalmard: si la loi vous imposait de porter une banane sur la tête, le feriez-vous? Moi non.
Un enfant, c'est sacré, ca à ses petits repères, ses petites habitudes, ses petits rituels! Pauvre petite pitchounette, quelle horreur!

Écrit par : EDQ | 07 février 2011

Merci pour votre réponse argumentée, qui tranche avec les commentaires outrancier qu'on peut lire ça et là...
Plusieurs choses continuent cependant de m'interpeller et de me choquer dans cette affaire. Je peux comprendre la détresse de la famille d'accueil a qui on a enlevé cette enfant, cependant je trouve que c'est faire peu de cas de son bonheur que de divulguer son prénom comme ils l'ont fait et de faire étalage des problèmes que rencontre sa famille biologique. cette attitude éveille plus qu'un doute chez moi sur leur mode de fonctionnement et tendrait à me laisser penser que l'ASE n'a peut être pas tout à fait tort... Qu'ils diffusent les numéros de téléphone personnels des fonctionnaires en charge du dossier pour faire pression sur eux me conforte dans mon opinion.
Enfin, je trouve étrange qu'à aucun moment ils n'évoquent les autres enfants qui étaient placés chez eux et qui ont en leur temps fait l'objet de mesures de retrait. je ne sais pas si cette information est exacte puisque je l'ai lue sur le forum de RMC et sur un blog généralement bien informé et rattaché au Monde, mais si elle l'est, cela change la donne...
Enfin, et pour connaître un peu le fonctionnement des institutions, je ne peux vraiment pas croire qu'une évaluation en équipe ait pu aboutir à la conclusion que la petite recevait "trop d'amour" dans sa famille d'accueil. Je pense plutôt qu'il s'agit d'une interprétation de la part des accueillants, qui n'ont pas compris la décision dont ils ont fait l'objet.

Écrit par : balthardluc | 07 février 2011

Si je comprends votre point de vue, je crois qu'à ce stade de nos échanges, tout est question de sensibilité personnelle, je dirais même de valeurs, de personnalité et d'expérience de la vie. Cette méfiance que vous avez à l'égard de la famille, je la comprends car je la ressens moi-même à l'encontre de l'ASE, et je la base sur les conditions dans lesquelles ont eu lieu le retrait ce fameux mercredi matin. Mais également sur le fait que d'après moi, l'ASE a fait une énorme erreur à la base en confiant un enfant de 2 mois, blanche (donc à leur image), à un couple encore relativement jeune et dans l'incapacité de concevoir des enfants. J'ai l'impression que cette situation était assez prévisible. Or, lorsqu'on commet une erreur, la moindre des choses est de tenter de la réparer en épargnant les personnes qui y sont liées, et dans ce cas, au lieu de réparer en épargnant, d'après moi, ils réparent en "violentant". Concernant le fait de dévoiler le prénom etc... Oui, vous avez raison c'est un tort qu'ils font à l'enfant, mais en cherchant à se mettre à leur place, je me dis "avaient-ils un autre choix pour faire bouger les choses rapidement ?" La justice est si lente... le seul autre recours est les médias, et pour sensibiliser le public, il faut humaniser les personnages d'une histoire et malheureusement, ça passe par le prénom. D'autre part, si le conseil général souhaite garder le secret professionnel, sans dévoiler les véritables raisons, ils auraient pu au moins démentir. Pourquoi ne pas dire que la famille a interprété et que les raisons sont tout autres. De plus, s'ils avaient constaté des dysfonctionnements au sein de la famille et avaient déjà eu besoin de retirer des enfants, alors pourquoi continuer à leur en confier et surtout un bébé ? ça me laisse sceptique. J'ai ajouté ce matin un lien vers un entretien intéressant d'un juge pour enfants. D'après Jean-Pierre Rosenczveig. "C'est malheureusement un classique. Ce n'est pas la première fois que l'on reproche à une famille d'accueil de trop s'attacher et qu'une famille franchit la ligne jaune du raisonnable." ça ne veut effectivement pas dire que c'est leur cas, mais comme je le disais au début, ma sensibilité, mes valeurs et mes expériences de la vie m'amènent à le croire. Dans tous les cas, il est toujours intéressant de pouvoir échanger avec des personnes qui ne partagent pas notre point de vue. ça enrichit.

Écrit par : la blonde ecolo | 08 février 2011

Merci pour votre lien. Je constate avec effaremment que ce qui est présenté comme une interview est en fait la retranscription littérale (à la virgule près) d'un billet posé deux jours plus tôt par jP Rosensczveig sur son blog. Je n'ose pas croire que cette interview soit "bidonnée" par le journaliste qui est à l'origine de l'affaire et en fait depuis le début une présentation à mon avis très partiale.
Enfin, bref, ceci ne fait que me renforcer dans mes convictions sur cette affaire que je trouve de plus en plus étrange...
A suivre, donc.

Écrit par : balthardluc | 08 février 2011

Le sujet profond qui m'interpelle est le travail de l'ase qui s'oblige à maintenir des liens entre un enfant et des parents biologique. Il apparait de façon certaine que des parents incapables d'elever leurs enfants en sont obligés par ces services sociaux sous le fallacieux pretexte de ne pas couper les liens avec l'enfant. Dans de multiples cas, encore faudrait il que des liens existent.
Quand un enfant ne voit son parent bio qu'une heure par mois de façon encadrée, on peut légitimement se demander si l'enfant n'est pas tout simplement un objet qui sert à tenter vainement de faire grandir les parents, de les responsabiliser afin de tout tenter pour qu'ils elevent (un jour ????) leur enfant.
Quand au bout de 5 ans, ces parents ne sont visiblement toujours pas à meme d'elever leur enfant... que cette enfant a de son propre chef crée des liens affectifs ailleurs... est il légitime de lui imposer de les rompre ?
Parceque si au bout de tant d'année ils ne s'est rien passé avec les parents bio, qui nous dit qu'il se passera un jour quelque chose ?
Au bout du compte, cette enfant comme des milliers d'enfants doivent ils etre privés d'amour sous pretexte qu'on attend éventuellement que des parents bio soit un jour capable (et le veuille surtout) de reprendre leur enfant ?
Des milliers d'enfants ne sont jamais repris et ballotés de familles en familles en attendant qu'un jour qui ne vient jamais leurs parents veuillent bien d'eux.. et eux ils n'ont pas droit à une certaine stabilité ? un peu d'amour?
les familles d'accueils sont des etres humains des gens sensibles,dotés d'amour, de sentiments... et ça personne ne peut le balayer d'un geste de la main, l'interdire.
Qui resterait aujourd'hui insensible devant un enfant qui vous tend les bras pour avoir juste un peu d'amour ?
Si les familles d'accueil au final ne sont là que pour assurer l'alimentaire, alors qu'on case ces enfants dans des hotels en pension complète, ça coutera moins cher.
Un peu d'humanité non d'un chien !

Écrit par : verodelyon | 09 février 2011

Je ressens la même chose que vous Verodelyon, cependant, je trouve intéressant de tenter de comprendre le point de vue d'une personne qui n'a pas cette opinion. ça permet d'aller plus loin dans la réflexion. La tolérance est un point fort à ne pas négliger. J'ai vu que vous aviez posé une question au président pour son intervention sur TF1, j'ai cliqué !

Écrit par : la blonde ecolo | 09 février 2011

Vous voulez dire que la journaliste de Sud ouest aurait falsifié l'interview en repiquant des extraits du billet posté par un juge sur son blog sans qu'il le sache ? Ce qui me paraît le plus plausible est plutôt qu'il n'avait pas le temps de répondre aux questions et qu'il aurait autorisé la journaliste à utiliser son texte pour un article dans Sud Ouest...

Écrit par : la blonde ecolo | 09 février 2011

A verodelyon, puis à la blonde écolo.
Je ne pense pas que le rôle des assistants familiaux (vrai nom des familles d'accueil) se résume à héberger l'enfant et assurer ses besoins alimentaires. Bien sûr qu'ils doivent lui donner de l'affection, et personne ne le leur interdit. Mais je pense aussi qu'il est de leur responsabilité d'adulte d'expliquer à l'enfant qu'ils ne sont pas là pour remplacer papa et maman. Que papa et maman (les biologiques) existent, qu'ils l'aiment même si ils ne peuvent pas s'en occuper. Ils sont formés et rémunérés pour ça. Ils ne sont pas là pour être des parents de substitution, ce qu'ils ne sont d'ailleurs pas au regard de la loi.
C'est ce qui alimente mon malaise dans cette histoire. Au vu de la manière dont les époux Boyer se positionnent à travers tous les médias, il me semble qu'ils se positionnent plus comme des parents adoptifs que comme des assistants familiaux. Je comprends leur détresse. mais Cindy a des parents légitimes, et les Boyers n'ont pas à s'approprier l'enfant à leur détriment. Que direz vous demain si l'on apprend que Cindy a été retirée à ses parents biologiques non pas parce qu'ils ne voulaient pas s'en occuper mais parce qu'ils étaient gravement malades? Vous placerez vous aussi spontanément du côté des Boyers?
On ne sait rien de ce dossier, si ce n'est ce qu'en dit par voie de presse une famille d'accueil désemparée, qui je le constate ne livre que les informations qui l'arrangent.
Et quand je vois que le journal qui a sorti l'affaire publie une interview d'un juge alors que cette interview n'en est pas une mais est la retranscription d'un blog qui ne reprend d'ailleurs du texte original que les éléments à charge pour l'ASE, je m'inquiète encore plus.
Je trouve que tout cela sent mauvais et flaure le sensationnalisme journalistique qui ne fait jamais bon ménage ni avec la vérité ni malheureusement avec l'intérêt de l'enfant. C'est pourquoi je renouvelle mes appels à la prudence dans cette matière.

Écrit par : balthardluc | 09 février 2011

Mes craintes sont malheureusement confirmées, l'affaire est plus complexe qu'elle n'y paraissait. Ci-joint deux liens qui relaient le point de vue des vrais parents de Cindy:

http://www.sudouest.fr/2011/02/11/les-parents-de-cindy-sortent-de-leur-reserve-315793-2277.php#commentaire_marqueur_position

http://www.ladepeche.fr/article/2011/02/11/1011241-Auch-Les-parents-de-Cindy-sortent-du-silence.html

Je crois que tout cela doit nous servir de leçon et nous engager à la prudence à l'avenir dans ce genre d'affaires trop grosses pour être vraies...

Écrit par : Balthardluc | 11 février 2011

L'affaire est évidemment complexe et c'est bien pour ça que j'espère depuis le début que ça ira devant la justice. En tous cas, vous soupçonniez il y a peu cette journaliste d'avoir toujours fait une présentation partiale de l'affaire et d'avoir "bidonné" son dernier article, finalement, cet article montre qu'elle n'était pas si malhonnête et orientée que ça, tant mieux ! En tous cas, si tout cela est vrai (et il y a des chances... ça ne me surprendrait guère que la famille d'accueil ait fait un blocus psychologique envers les parents vu les liens qui s'étaient tissés), les avocates feraient bien de bétonner un peu mieux leur discours qui manque de cohérence. Elles annoncent dans un premier temps que la famille d'accueil empêchait l'enfant de voir ses parents et qqs lignes plus loin, on apprend qu'elle voyait régulièrement ses parents et qu'elle était même heureuse avec eux lors de son baptême. Enfin, cela n'excuse toujours pas d'après moi, la violence dans laquelle a eu lieu le retrait, et si l'ASE estimait que les liens de la famille d'accueil finissait par prendre trop de place par rapport aux parents, il aurait suffi que l'ASE s'occupe d'organiser plus souvent des rendez-vous avec les parents, plutôt que d'arracher un enfant à tous ses repères quotidiens. C'est la façon dont je ressens les choses. Mais encore une fois, un juge serait plus apte à se faire une opinion objective.

Écrit par : la blonde ecolo | 12 février 2011

Ce que l'on constate en tous cas, c'est que l'ASE n'a certainement pas enlevé Cindy à sa famille d'accueil parce qu'elle recevait "trop d'amour" ainsi que le claironnent partout les gens qui l'accueillaient. L'affaire est plus compliquée. J'ai le sentiment d'une grande manipulation et ma crainte justement est que l'enfant soit écartelée entre des jeux d'adultes qui la dépassent. Et la famille d'accueil n'est pas la dernière à en porter la responsabilité...

Écrit par : Balthardluc | 12 février 2011

Oui, là, je rejoins votre pensée en ce qui concerne le fait que la petite soit écartelée entre plusieurs personnes... et malheureusement certainement pas non plus écoutée.

Écrit par : la blonde ecolo | 12 février 2011

Children - the most precious thing we have in life! They must be saved!

Écrit par : editing services | 26 février 2011

Pour votre information, le juge vient de donner raison au Conseil général...
La leçon de tout cela est qu'il ne faut peut être pas se précipiter pour commenter des informations sous le coup de l'émotion, sans en détenir tous les tenants et aboutissants...

Écrit par : balthardluc | 08 juillet 2011

Un retrait progressif semblait en effet envisagé au départ. or, d'après ce qu'expliquait le Président du Conseil Général du Gers, c'est la médiatisation de l'affaire et les menaces formulées par la famille d'accueil d'organiser un comité de soutien pour s'opposer au retrait de l'enfant qui a précipité les choses. ne pensez vous pas que le traumatisme infligé à la gamine aurait été encore plus important avec des gens qui se battent autour d'elle, certains pour la prendre, d'autres pour la retenir?

Écrit par : pobbdwzf | 09 mars 2012